Des mots, toujours des mots, ici sur cette page, des mots, des phrases, des citations, des textes de chansons, oui des mots, que j'aime, d'horizons très diverses.
Ces mots, à moi, ils me parlent...
Ils seront de Brassens, Reggiani, Rimbaud, Aragon,Vian, et je ne sais encore, de toi de moi de vous ... que des mots...!!!



  • Ce sont pas les mots qui tuent, mais les retenir.

  • Dans le monde actuel,nous investissons cinq fois plus d'argent en médicaments pour la virilité masculine et en silicone pour les seins des femmes, que pour la guérison de la maladie d'Alzheimer.
    Dans quelques années,nous aurons des vieilles avec des gros seins,
    des vieux à la verge dure mais aucun d'entre eux se rappellera à quoi ça sert.
    Drauzilio Varerlla (prix nobel de médecine)

  • Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes.

  • Aimer, c'est préférer un autre à soi-même (Paul Léautaud)

  • N'oubliez pas qu'il faut profiter de chaque instant de la vie car en un instant ce présent devient du passé, et n'oubliez pas de dire à tous ceux que vous aimez que vous tenez a eux car quand ils seront plus là, ça sera trop tard...

  • Moi ma petite fille de 25 ans elle fait tout en même temps, elle téléphone en marchant,se maquille en conduisant, elle lit en mangeant, et elle me dit Mamy le temps c'est de l'argent, alors elle a un petit peu d'argent et pas du tout de temps, moi ici j'ai tout mon temps,ils ne viennent pas me voir souvent mes enfants et petits enfants,mais je leur en veut pas, ils n'ont pas beaucoup de temps...(Anne Roumanoff).

  • Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l'argent ne se mange pas.!!! (Géronimo)

  • Et si demain devait s'arrêter, c'est avec lui que je voudrais partager un dernier souffle...!!!

  • Avec cette étrange indifférence que nous avons pour nos parents ,tant qu'ils vivent,qui fait que nous les faisons passer après tout le monde. (Proust)

  • L'infidélité n'est pas un besoin de sexe, mais un besoin d'Amour...!!!

  • Dieu est mort, Marx est mort, et moi je me sens pas bien...!!!

  • Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve...!!!

  • La grandeur et la puissance du Prince se mesure à sa mensuétude envers ses bouffons, lorsque le Prince fait éxécuter ses saltimbanques et merles moqueurs,il avoue simplement sa faiblesse ,il montre son illégétimité et l'amorce de son déclin, et c'est ce qui peut nous consoler...!!!

  • Si nous avions su que nous l'aimions tant, on l'aurait aimé davantage...!!!

  • A 40 ans c'est l'age ou on commence à se ressembler (Jean Cocteau)..!!!

  • Nul,ne guérit de son enfance...!!!

  • Il n'y a que les combats que l'on ne livre pas que l'on est sûr de perdre, les autres parfois on les gagne...!!!

  • Quand le capitalisme est prêt d'échouer les socialistes viennent à son secours...!!!

  • A chaque école contruite , on détruit une prison...!!!(Victor Hugo)

  • Le pire dans un conflit avec une personne,c'est pas d'avoir tort, mais c'est de ne pas écouter les arguments de l'autre..!!

  • C'est un terrible avantage que de n'avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser...!!

  • La beauté est dans les yeux de celui qui regarde..!!

  • Le beauté rend l'âme invisible..!!

  • La plus grande surprise pour un homme c'est de vieillir..!! (Tolstoî)

  • Le mariage est une institution morale hasardeuse...!!

  • Le monde est un livre,et ceux qui ne voyagent pas en lisent qu'une page..!!

  • On obtient des désirs en forçant l'imaginaire...!!!

  • Selon que vous serez puissant ou misérable,Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

  • Quand les riches maigrissent,les pauvres meurent....!!!

  • L'humanité ne peut survivre que si chacun se rend compte qu'il a un interêt au mieux être des autres.....(j.Attali)

  • Le travail sous toutes ses formes surtout a visées altruistes est la seule justification de l'appropriation de richesses.....(j.Attali)

  • le temps est la seule denrée vraiment rare, la cellule qui contribue par son travail a en augmenter la disponibilité mais lui conferer sa pléniture, doit être particulièrement bien rémunérée...(j.Attali)

  • Les plus belles histoires d'amour sont celles qui ne se réalisent pas...

  • Les chansons de Brassens sont le meilleur vaccin contre la connerie humaine( Desproges)

  • Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé...

  • Ce que la vie m'a révélé ce n'est point l'idée socialiste,c'est la nécessité du combat...!!! (Jaurés)


  • Tu es mon rêve d'adolescente… mon Amour intense… inégalé…
    mon Amour de "pour toujours"…. mon Amour que je n'ai pas pu vivre…
    qui est là en moi… tout le temps…. que je garde pour toujours…
    mon secret, ma douleur, mon trésor

  • Qu'un jour on crut d'amour
  • Qu'un jour on crut toujours
    Puis qu'un jour on croit plus
    Puis qu'un jour on oublie

  • Pour des gens comme moi qui n'ont aucune imagination, l'inspiration ne peut venir que du vécu.
  • Je me méfie de l'imagination ; souvent elle accouche d'oeuvre d'une banalité stupéfiante

  • Dis moi, écris moi les mots qu'il me faut...pour que je puisse te détester...

  • L'Amour c'est un manège, il tourne il tourne en rond, et le cheval il est en bois...

  • Que tu m'aimes à l'amour que je t'aime à la mort tant qu'on respire encore.....

  • La mort c'est rien, c'est l'agonie qui est pénible, l'attente de l'être aimé, puis quand on sait qu'il ne viendra plus, c'est l'attente de la mort ...!!!

  • Vous êtes saisis d’horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée.
    Mais, dans votre société, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres.
    C’est précisément parce qu’elle n’existe pas pour ces neuf dixièmes qu’elle existe pour vous.
    Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui ne peut exister qu’à la condition que l’immense majorité soit frustrée de toute propriété. » Karl Marx

  • Tout ce qui est exagéré est insignifiant...

  • Notre Amour devra attendre la fin de l'éclipse....

  • Perdre son Amour c'est entrer dans le vide....puis dans le sous vide, pour enfin manquer d'oxygéne...

  • Mourrir c'est pas important ,c'est de ne pas avoir vécu qui est grave, c'est d'avoir manqué ses choix....

  • Nos rêves suspendus… sont enveloppés de brume....

  • De Toi j'ai tout gardé.. De Toi je garde tout…

  • Puisque j'y crois encore quand tu dis que tu m'aimes....., que tu m'aimes à l'amour, que je t'aime à la mort ...tant qu'on respire encore...(Saez)

  • Les lauriers Fan-ent plus vite que les roses..!!!

  • Tu as le droit de me haîr ...je ne mérite pas ton amour...!!!

  • Plus je connais l'homme et plus j'aime mon chien

  • Mon ange je t'ai aimé ici...
    je t'ai laissé aimer d'autres que moi
    Un peu plus loin qu'ici
    Mon ange je t'ai aimé ici
    tant de nuits alité
    que mon coeur a cessé
    de me donner la vie
    si loin de moi...

    des armées insolites,
    et des ombres équivoques,
    des fils dont on se moque,
    et des femmes que l'on quitte
    des tristesses surannées
    des malheurs qu'on oublie
    des ongles un peu noircis

    mon ange je t'ai aimé ici
    à tant me sacrifier
    icône idolâtrée
    immondices à la nuit
    mon ange je t'ai aimé
    je t'ai laissé tuer
    nos jeunesses ébauchées
    le reste de nos vies
    si loin de moi...

    et je t'aime toujours
    et il est presque tard...

  • C'est un grand terrain de nulle part
    Avec de belles poignées d'argent
    La lunette d'un microscope
    Et tous ces petits êtres qui courent
    Car chacun vaque à son destin
    Petits ou grands,
    Comme durant les siècles égyptiens
    Péniblement
    A porter mille fois son poids sur lui
    Sous la chaleur et dans le vent
    Dans le soleil ou dans la nuit
    Voyez-vous ces êtres vivants.

    Quelqu'un a inventé ce jeu
    Terrible, cruel, captivant,
    Les maisons, les lacs, les continents
    Comme un légo avec des gants
    La faiblesse des tous puissants
    Comme un légo avec du sang
    La force de décupler des perdants
    Comme un légo avec des dents
    Comme un légo avec des mains
    Comme un légo.

    Voyez-vous tous ces humains
    Danser ensemble à se donner la main
    S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
    A ne pas voir demain comme ils seront
    Car si la Terre est ronde
    Et qu'ils s'agrippent
    Au delà c'est le vide
    Ainsi devant le restant d'une portion de frites
    Noir sidéral et quelques plats d'amibes
    Les capitales sont toutes les mêmes devenues
    Aux facettes d'un même miroir
    Vêtues d'acier, vêtues de noir
    Comme un légo mais sans mémoire
    Aux facettes d'un même miroir
    Vêtues d'acier, vêtues de noir
    Comme un légo mais sans mémoire.

    Fan,pourquoi ne me réponds-tu jamais ?
    Sous un manguier de plus de dix mille pages
    A te balancer dans cette cage
    A voir le monde de si haut
    Comme un damier, comme un légo
    Comme un imputrescible radeau
    Comme un insecte tombé sur le dos
    C'est un grand terrain de nulle part
    Avec de belles poignées d'argent

  • La lunette d'un microscope
    On regarde, on regarde, on regarde dedans
    On voit de toutes petites choses qui luisent
    Ce sont des gens dans des chemises
    Comme deurant ces siècles de la longue nuit
    Dans le silence ou dans le bruit.


  • Possible ou impossible, le pardon nous tourne vers le passé. Il y a aussi de l'à-venir dans le pardon.

  • Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
    Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
    Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
    Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
    Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
    Avec le vent du nord écoutez-le craquer
    Le plat pays qui est le mien.


  • Jeunes hommes avides, croyez-moi.
    Il n’existe que deux manières de gagner la partie:
    jouer coeur ou tricher.
    Tricher est difficile;
    un tricheur pris est battu. Jouer coeur est simple. Il faut en avoir, voilà tout.
    Vous vous croyez sans coeur. "Vous regardez mal vos cartes.”
  • (Jean Cocteau)

  • Si le prix à payer est de mourrir étouffé de chagrin on s'en fout ça vaut le coup d'oser s'aimer maintenant peut être trop fort, mais d'y croire jusqu'au bout...!!!
  • La vie est un risque, celui qui ne risque pas n'a pas vécu....!!!
  • La Bible assure que lorsque Dieu eut fabriqué l'homme et la femme, il en pleura. Comme on le comprend!
  • Je suis seul avec tous,sauf avec toi....!!!
  • Complicité, Amour, confiance sont inséparables, a leur trois c'est l'Amour avec un grand A....!!!
  • Quand le bûcheron est entré dans la forêt avec sa hache à la main, les arbres se sont rassurés.Voyant la hache ils se sont dit « le manche est des nôtres »
  • Dit quand reviendras-tu ??, et que tu cesseras d'être un souvenir....!!!
  • Les plus belles photos de violonistes sont et seront de Sandrine....!!!
  • Ce n'est pas l'amour qui est aveugle, mais bien la jalousie.
  • Osons l'impossible...
  • Si Dieu existe, c'est un salaud...!!!
  • Ce soir j'ai la certitude que Dieu n'existe pas...!!!
  • «amour-tendresse... En vain je cherche en moi la majuscule....Il y aura toujours Toi.....
  • « Un des sentiments le plus difficile à vivre "le regret...!!!"»
  • « De ton anniversaire, il ne me restera que des larmes...!!!»
  • « Nous nous sommes entretués mais jamais déchirés… !!!»
  • « Il faut payer de larmes un véritable bonheur… !!!»
  • « Je serai l'ombre de ton ombre..!!!»


  • « La meilleure façon d'avoir un peu de bonheur c'est de se l'inventer… !!!»
  • « Aimer c'est donner ce que l'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas...»


  • « Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
    J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
    S'y jeter à mourir tous les désespérés
    Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire...»ARAGON


  • Je veux dédier ce poème
    A toutes les femmes qu'on aime
    Pendant quelques instants secrets
    A celles qu'on connait à peine
    Qu'un destin différent entraîne
    Et qu'on ne retrouve jamais

    A celle qu'on voit apparaître
    Une seconde à sa fenêtre
    Et qui, preste, s'évanouit
    Mais dont la svelte silhouette
    Est si gracieuse et fluette
    Qu'on en demeure épanoui

    A la compagne de voyage
    Dont les yeux, charmant paysage
    Font paraître court le chemin
    Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
    Et qu'on laisse pourtant descendre
    Sans avoir effleuré sa main

    A la fine et souple valseuse
    Qui vous sembla triste et nerveuse
    Par une nuit de carnaval
    Qui voulu rester inconnue
    Et qui n'est jamais revenue
    Tournoyer dans un autre bal

    A celles qui sont déjà prises
    Et qui, vivant des heures grises
    Près d'un être trop différent
    Vous ont, inutile folie,
    Laissé voir la mélancolie
    D'un avenir désespérant

    Chères images aperçues
    Espérances d'un jour déçues
    Vous serez dans l'oubli demain
    Pour peu que le bonheur survienne
    Il est rare qu'on se souvienne
    Des épisodes du chemin

    Mais si l'on a manqué sa vie
    On songe avec un peu d'envie
    A tous ces bonheurs entrevus
    Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
    Aux cœurs qui doivent vous attendre
    Aux yeux qu'on n'a jamais revus

    Alors, aux soirs de lassitude
    Tout en peuplant sa solitude
    Des fantômes du souvenir
    On pleure les lêvres absentes
    De toutes ces belles passantes
    Que l'on n'a pas su retenir

  • C'est là qu'un peu plus tard
    à l'age ou s'amuser tout seul ne suffit plus
    dans les bras d'une ondine une femme poisson
    j'ai reçu de l'amour ma première leçon
    Avalé la première arête.

  • Philistins, épiciers
    Tandis que vous caressiez
    Vos femmes

    En songeant aux petits
    Que vos grossiers appétits
    Engendrent

    Vous pensiez : " Ils seront
    Menton rasé, ventre rond
    Notaires "

    Mais pour bien vous punir
    Un jour vous voyez venir
    Sur terre
    Des enfants non voulus
    Qui deviennent chevelus
    Poètes...

  • «Cette année la neige devrait tomber plus tôt
    On la voit déjà au sommet des cimes
    Cette nuit des frissons ont parcouru ta peau
    Et dans mon corps tant d'adrénaline
    Qu'on a pris peur de se lever trop tôt
    Et de voir que plus rien n'est sublime
    On n'a pourtant touché que nos peaux
    Ce n'est d'habitude qu'une simple routine
    Je crois que je suis l'homme qu'il te faut
    Il ne faudrait pas qu'un jour je t'assassine
    Laisse-moi encore toucher ta peau
    Je ne veux pas que tu sois ma prochaine victime
    On est monté cette nuit si haut
    Qu'on a pu voir le fond de l'abîme
    Cela nous a paru soudain si beau
    Cette année la neige devrait tomber plus tôt
    Cette nuit il ne pleut pas il bruine
    Je me suis levé pour tirer les rideaux
    Pour ne plus redescendre au fond de la mine
    Cette année la neige devrait tomber plus tôt
    On la voit déjà au sommet des cimes
    On est monté cette nuit si haut
    Qu'on a pu voir le fond de l'abîme
    Cela nous a paru soudain si beau


  • Des mots des grands mots des tout beaux
    des qui vous font frissonner qui font craquer la peau
    des mots pour calmer l'ame des pauvres
    et pour piquer aux yeux des petits amoureux
    des mots encore et toujours
    heureux ou bien saignants ca dépend du discours
    et qui crachent leur foi jusqu'en pleine figure
    pour ne dire rien d'autre que mensonge de plus..

    des mots dans les bouches les couloirs du métro
    des mots tout chauds de ceux qu'on vient nous inventer
    et qu'il va nous encuire qui va nous arriver
    qui raconteront comment c'est qu'on se fera bouffer
    des mots des vieux mots usés des familles
    des mots sur le courage la vie et puis tout ca
    des mots sur le bonheur qui pour une autre fois
    et puisqu'y a rien a dire fait le nous ton discours

    des mots par pleine charrette des mots par plein paquet
    pour nous rassurer...!!!

  • Pour juger, il faut comprendre et lorsqu'on a compris, on ne peut plus juger.


  • Les lumières bleues dansent sur les terrasses
    Et les étangs reflètent leurs lumières
    Le jour ne vient pas
    Ca me fait peur…
    Pourtant je ressens du bonheur
    Plus jamais ouvrir de porte
    Verser une larme
    Vers l’intérieur
    Comm' si la terre penchait…


  • Moi Parmi Toi...


  • Dans l'eau de la claire fontaine
    Elle se baignait toute nue.
    Une saute de vent soudaine
    Jeta ses habits dans les nues.

    En détresse, elle me fit signe,
    Pour la vêtir, d'aller chercher
    Des monceaux de feuilles de vigne,
    Fleurs de lis ou fleurs d'oranger.

    Avec des pétales de roses,
    Un bout de corsage lui fis.
    La belle n'était pas bien grosse :
    Une seule rose a suffi.

    Avec le pampre de la vigne,
    Un bout de cotillon lui fis.
    Mais la belle était si petite
    Qu'une seule feuille a suffi.

    Elle me tendit ses bras, ses lèvres,
    Comme pour me remercier...
    Je les pris avec tant de fièvre
    Qu'ell' fut toute déshabillée.

    Le jeu dut plaire à l'ingénue,
    Car à la fontaine souvent,
    Ell' s'alla baigner toute nue
    En priant Dieu qu'il fît du vent,
    Qu'il fît du vent...


  • «On peut aimer toute la vie, mais pas tout le temps… !!!»


  • Tous les jours on avance
    tous les jours on voit
    on passe en force
    on sait pas
    que les jours s'ront pareils
    que sous l'écorce
    c'est le même soleil

    on nous dit que c'est normal
    qu'un jour on n'aura plus mal
    qu'on craindra plus les balles
    au final

    on en a de l'aisance
    de l'instruction
    de bonnes références
    une situation
    comme on avance
    avec un peu de chance
    on se mettra à l'abri

    on nous dit que c'est normal
    qu'un jour on n'aura plus mal
    qu'on craindra plus les balles
    au final

  • «Quand toutes les haines ont éclaté, les réconciliations sont fausses»


  • Aimer à perdre la raison(ARAGON)
    Aimer à n'en savoir que dire
    A n'avoir que toi d'horizon
    Et ne connaître de saisons
    Que par la douleur du partir
    Aimer à perdre la raison

    Ah c'est toujours toi que l'on blesse
    C'est toujours ton miroir brisé
    Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
    Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
    Dans toute chair martyrisée

    La faim, la fatigue et le froid
    Toutes les misères du monde
    C'est par mon amour que j'y crois
    En elle je porte ma croix
    Et de leurs nuits ma nuit se fonde

    Aimer à perdre la raison
    Aimer à n'en savoir que dire
    A n'avoir que toi d'horizon
    Et ne connaître de saisons
    Que par la douleur du partir
    Aimer à perdre la raison

  • «C'est l'ignorance qui fait des résignés, et c'est l'école qui fait des révoltés… !!!»


  • Un Jour un jour (ARAGON)

    Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
    Sa protestation ses chants et ses héros
    Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
    A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

    Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
    Emplissant tout à coup l'univers de silence
    Contre les violents tourne la violence
    Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

    Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    Ah je désespérais de mes frères sauvages
    Je voyais je voyais l'avenir à genoux
    La Bête triomphante et la pierre sur nous
    Et le feu des soldats porté sur nos rivages

    Quoi toujours ce serait par atroce marché
    Un partage incessant que se font de la terre
    Entre eux ces assassins que craignent les panthères
    Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

    Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
    Des manières de rois et des fronts prosternés
    Et l'enfant de la femme inutilement né
    Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

    Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
    Le massacre toujours justifié d'idoles
    Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
    Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

    Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
    Un jour de palme un jour de feuillages au front
    Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

  • Heureux celui qui meurt d'aimer(ARAGON)

    O mon jardin d'eau fraîche et d'ombre
    Ma danse d'être mon cœur sombre
    Mon ciel des étoiles sans nombre
    Ma barque au loin douce à ramer
    Heureux celui qui devient sourd
    Au chant s'il n'est de son amour
    Aveugle au jour d'après son jour
    Ses yeux sur toi seule fermés

    Heureux celui qui meurt d'aimer

    D'aimer si fort ses lèvres closes
    Qu'il n'ait besoin de nulle chose
    Hormis le souvenir des roses
    A jamais de toi parfumées
    Celui qui meurt même à douleur
    A qui sans toi le monde est leurre
    Et n'en retient que tes couleurs
    Il lui suffit qu'il t'ait nommée

    Heureux celui qui meurt d'aimer

    Mon enfant dit-il ma chère âme
    Le temps de te connaître ô femme
    L'éternité n'est qu'une pâme
    Au feu dont je suis consumé
    Il a dit ô femme et qu'il taise
    Le nom qui ressemble à la braise
    A la bouche rouge à la fraise
    A jamais dans ses dents formée

    Heureux celui qui meurt d'aimer

    Il a dit ô femme et s'achève
    Ainsi la vie, ainsi le rêve
    Et soit sur la place de grève
    Ou dans le lit accoutumé
    Jeunes amants vous dont c'est l'âge
    Entre la ronde et le voyage
    Fou s'épargnant qui se croit sage
    Criez à qui vous veut blâmer

    Heureux celui qui meurt d'aimer

  • «Dès que le silence se fait, les gens le meublent.»





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